✨ Les Belles Histoires de Jésus
Un épisode du podcast des Éditions Saint-Louis, à écouter gratuitement.
Les Belles Histoires de JésusÉpisode 315 minJuillet 2026
Le Fils prodigue : la parabole de Jésus racontée aux enfants, à écouter en famille
« le pardon relève celui qui REVIENT et reconnaît sa faute, le père court vers lui, mais le fils est revenu et a dit pardon ; l'amour du père n'a jamais cessé d'attendre. Pardonner, ce n'est pas fermer les yeux sur tout : c'est rouvrir les bras à celui qui revient. »
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Un père a deux fils, et le plus jeune s'impatiente. Il veut sa part d'héritage tout de suite, sans attendre, et son père la lui donne. Le voilà sur les routes, loin de la maison, les poches pleines d'or ! Il dépense sans compter, et rit fort avec ses nouveaux amis. Ça ne dure pas. Vite, plus un sou, plus un ami. Le voilà à garder les cochons d'un fermier, lui qui ne voulait obéir à personne, le ventre vide du matin au soir. Alors il se relève, et reprend le chemin de la maison. Le Fils prodigue est l'une des paraboles que Jésus aimait raconter, avec un père qui n'arrête pas de guetter la route.
Dans cet épisode de « Louise et Joseph, Les Belles Histoires de Jésus », Louise raconte ce retour à la maison, et Joseph pose les questions qui piquent. Pourquoi ce père ne gronde-t-il pas son fils, et pourquoi lui, il se met à courir dans le champ, au lieu d'attendre bien sagement sur le pas de la porte ? Les deux enfants en discutent un bon moment, presque en désaccord, avant de tomber d'accord. Pour eux, la vraie morale de « Le Fils prodigue » tient dans un geste tout simple, des bras grands ouverts.
La morale de l'histoire
le pardon relève celui qui REVIENT et reconnaît sa faute, le père court vers lui, mais le fils est revenu et a dit pardon ; l'amour du père n'a jamais cessé d'attendre. Pardonner, ce n'est pas fermer les yeux sur tout : c'est rouvrir les bras à celui qui revient.
D'où vient cette histoire
Cette histoire vient de l'Évangile selon saint Luc, chapitre quinze.
Le texte de l'histoire, à lire ensemble
La version écrite de l'épisode, telle que Louise et Joseph la racontent. Pratique pour la lire à deux voix, ou pour retrouver un passage.
OUVERTURE
Louise Bonsoir à tous ! Ici Louise…
Joseph …et Joseph ! Alors, les amis, vous êtes bien installés ?
Louise Bien au chaud sous la couverture ? Parfait. Parce que ce soir, on a une histoire magnifique.
Joseph Une des belles histoires que Jésus racontait, c'est ça ?
Louise Exactement. Tu te rappelles, Jésus adorait raconter des histoires toutes simples… qui cachaient à chaque fois un grand secret du cœur.
Joseph Et ce soir, c'est l'une des plus belles de toutes : l'histoire d'un papa et de ses deux garçons.
Louise On l'appelle l'histoire du fils prodigue. C'est un podcast rien que pour vous, les amis, proposé par st-louis.fr.
Joseph Alors on ouvre grand nos oreilles… et c'est parti !
LE PAPA ET SES DEUX FILS
Louise Il était une fois un papa qui vivait dans une grande et belle ferme. Des champs à perte de vue, des troupeaux, des serviteurs… et surtout, deux fils qu'il aimait de tout son cœur.
Joseph Deux fils ! Et ils étaient comment, ces deux-là ?
Louise Le grand frère était sérieux et travailleur. Il aimait rester à la maison, aider son papa aux champs, du matin jusqu'au soir.
Joseph Et le petit ? Je parie qu'il était plus remuant, celui-là !
Louise Ah ça… Le petit, le cadet, il avait des fourmis dans les jambes. Il rêvait de partir voir le monde, très loin, au-delà des collines.
Joseph (fils cadet) Papa, papa ! J'en ai assez de rester ici, moi ! Je veux partir découvrir le vaste monde !
LE DÉPART
Louise Et un beau matin, il vint trouver son père avec une drôle de demande sur le bout de la langue.
Joseph (fils cadet) Papa… donne-moi ma part maintenant. Ma part de tout ce que tu as. Je veux m'en aller, et vivre ma vie à moi.
Louise Oh… Tu te rends compte, Joseph ? C'était comme lui dire : « Je n'ai plus besoin de toi, papa. » Ça a dû faire tout triste au cœur du père.
Joseph Le pauvre papa… Il a essayé de le retenir un peu ?
Louise Non. Le père le regarda longtemps, avec beaucoup de tendresse. Il aurait pu se fâcher, ou l'enfermer. Mais il ne força pas son fils à rester.
Joseph Il l'a laissé partir ? Pour de vrai ?
Louise Il l'a laissé partir. Parce qu'on ne peut pas obliger quelqu'un à rester. L'amour, ça ne s'enferme pas. Il lui donna sa part, et il le serra très fort dans ses bras.
Joseph (fils cadet) Au revoir, papa ! Tu vas voir, je vais réussir plein de choses ! Ne t'inquiète pas pour moi !
Louise Et le petit fils s'en alla, tout content, sur la route, en sifflotant. Le père, lui, resta sur le pas de la porte à le regarder disparaître au loin.
Joseph Et il est resté là longtemps, à regarder le chemin ?
Louise Très longtemps. Le cœur des papas et des mamans, c'est comme ça : même quand on part, ils continuent de veiller sur nous, tout au fond.
LA BELLE VIE… PUIS PLUS RIEN
Joseph Bon ! Et le petit, alors, dans le vaste monde ? Raconte, raconte !
Louise Ah, au début, c'était la belle vie ! Il arriva dans une grande ville, pleine de lumières, de musique et de gens qui riaient.
Joseph (fils cadet) Youpi ! On fait la fête ! Venez tous ! J'invite tout le monde ! Aujourd'hui, on danse et on chante !
Louise Il dépensait son argent sans compter. Des habits neufs, des grands repas, des amis par dizaines… Tant qu'il avait des pièces, tout le monde l'adorait.
Joseph Ouh là… « Tant qu'il avait des pièces », tu dis ? Ça sent l'ennui, ça, Louise.
Louise Tu as tout compris. Petit à petit, sa bourse se vida. Une pièce, puis deux, puis dix… Et un matin, il retourna ses poches, et il n'y avait plus rien du tout.
Joseph Plus rien ? Et ses amis de la fête, alors ?
Louise Envolés. Pfft ! Comme des oiseaux. Dès qu'il n'y eut plus d'argent, plus personne ne voulut le connaître. Il se retrouva tout seul, dans la grande ville.
Joseph Oh non… Et il avait faim, en plus ?
Louise (fils cadet) Une faim terrible… Mon ventre gargouille. Je n'ai plus une seule pièce. Qu'est-ce que je vais devenir, tout seul, si loin de la maison ?
LES COCHONS
Louise Alors, pour ne pas mourir de faim, il accepta le seul travail qu'on voulut bien lui donner : garder les cochons d'un fermier, dans la boue, du matin au soir.
Joseph Lui qui faisait la fête tous les soirs… le voilà à garder les cochons. Ça, c'est vraiment tomber bien bas.
Louise Et il avait si faim que même la nourriture des cochons lui semblait bonne. Personne, personne ne lui donnait rien à manger.
Joseph Le pauvre. Assis là, dans la boue, tout seul… Il a dû penser à sa maison, non ?
Louise Justement. Un soir, assis près des cochons, il se prit la tête dans les mains. Et tout à coup, une pensée lui traversa le cœur.
Louise (fils cadet) Mais… qu'est-ce que je fais là, moi ? Chez mon père, même les serviteurs mangent à leur faim. Et moi, son fils, je meurs de faim ici…
LE VRAI REGRET
Joseph Ah ! Il pense à rentrer ! Il pense à son papa !
Louise Oui, Joseph. Et là, écoute bien, car c'est le plus important de toute l'histoire. Il ne s'est pas dit seulement : « J'ai faim, je rentre pour manger. »
Joseph Ah non ? Il s'est dit quoi, alors ?
Louise Il a reconnu, tout au fond de lui, qu'il avait eu tort. Vraiment tort. Il a compris qu'il avait fait de la peine à son papa, et il en était désolé.
Louise (fils cadet) Je vais me lever, et retourner chez mon père. Et je lui dirai : « Papa, j'ai eu tort. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils. Prends-moi juste comme un de tes serviteurs. »
Joseph Oh… Il ne voulait même plus être son fils. Il voulait juste travailler pour lui. Il avait vraiment compris.
Louise C'est ça qui compte, tu vois. Il ne rentrait pas la tête haute, comme si de rien n'était. Il rentrait le cœur ouvert, prêt à dire pardon.
LE LONG CHEMIN DU RETOUR
Joseph (fils cadet) Alors il s'est levé ! Il a quitté les cochons, et il a pris le long, long chemin du retour vers la maison !
Louise Il marcha des jours et des jours. Il était fatigué, amaigri, ses habits étaient tout usés. Et plus il approchait, plus son cœur battait fort.
Louise (fils cadet) Est-ce que papa voudra encore de moi ? Après tout ce que j'ai fait… Est-ce qu'il va me chasser ?
Joseph Oh là là… J'ai peur pour lui, moi. Et le papa, pendant tout ce temps, qu'est-ce qu'il faisait ?
Louise Le papa ? Eh bien tous les jours, depuis le départ de son fils, il montait sur la colline. Et il regardait le chemin. Tous les jours. Sans jamais se lasser.
Joseph Tous les jours ? Il n'avait jamais arrêté d'attendre son petit garçon ?
Louise Jamais. Pas un seul jour. Son amour pour son fils ne s'était pas éteint une seule seconde.
LE PÈRE COURT
Louise Et ce jour-là, tout au bout du chemin, il aperçut une petite silhouette. Toute maigre, toute abîmée. Et son cœur fit un bond.
Joseph C'est lui ! C'est son fils ! Il l'a reconnu de loin !
Louise De très loin ! Un papa reconnaît toujours son enfant. Et là… tu sais ce qu'il fit ? Il ne resta pas à attendre les bras croisés.
Joseph Non ? Qu'est-ce qu'il fit ?
Louise Il retroussa sa longue robe, et il se mit à COURIR ! Le vieux papa, courir de toutes ses forces, sur le chemin, vers son petit garçon !
Joseph Il a couru vers lui ! Il n'a pas attendu ! Oh, ça me met les larmes aux yeux, ça, Louise !
Louise Et il le serra dans ses bras, très fort, très longtemps. Il l'embrassa sur les deux joues, tout sale, tout maigre qu'il était. Il ne voyait que son fils enfin revenu.
Louise (fils cadet) Papa… papa, j'ai eu tort. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils…
Joseph (père) Chut, mon petit. Tu es revenu ! Tu es là, tout près de moi ! C'est tout ce qui compte. Viens, viens vite à la maison.
Louise Et le père appela ses serviteurs. Il était si heureux qu'il voulait fêter ça comme jamais.
Joseph (père) Vite, vite ! Apportez le plus beau manteau pour mon fils ! Une bague à son doigt, des sandales neuves à ses pieds ! Et préparez un grand festin !
Louise On alluma toutes les lampes. On sortit la musique. Toute la maison se mit à danser et à chanter. Car le petit garçon perdu était enfin de retour.
LE GRAND FRÈRE QUI BOUDE
Joseph C'est trop beau… Mais dis-moi, Louise. Et le grand frère, dans tout ça ? Celui qui était resté travailler ?
Louise Ah… le grand frère. Justement. Il rentrait des champs, ce soir-là, fatigué de sa journée. Et de loin, il entendit la musique et les rires.
Louise (grand frère) Mais… qu'est-ce que c'est que tout ce bruit ? Une fête ? À la maison ? Et personne ne m'a rien dit, à moi ?
Joseph Il ne savait pas encore que son petit frère était revenu ?
Louise Pas encore. Il demanda à un serviteur ce qui se passait. Et quand il apprit que son petit frère était rentré… il se figea sur place.
Louise (grand frère) Quoi ? Mon frère est revenu, et papa fait une GRANDE fête pour lui ? Après tout ce qu'il a fait ? Ça, non. Je n'entre pas. Je reste dehors !
Joseph Oh… il boude. Il est resté dehors, tout seul, dans le noir ?
Louise (grand frère) Ce n'est pas juste ! Moi, je travaille pour toi tous les jours, papa ! Et tu n'as jamais fait la moindre fête pour moi ! Et lui, qui a tout gaspillé, tu lui donnes le plus grand des festins !
Joseph Il était jaloux, quoi. Un peu comme nous, des fois, quand on trouve que ce n'est pas juste.
Louise Exactement. Et là, écoute comme le papa lui parle. Pas en criant. Non. Il sortit lui-même dans le noir, et vint tout doucement près de son grand garçon.
Joseph (père) Mon grand… mon enfant. Toi, tu es toujours avec moi. Tout ce qui est à moi est à toi. La maison, les champs, les troupeaux… tout.
Louise Et il lui prit les mains, et lui dit une chose toute simple et toute belle.
Joseph (père) Mais comprends-moi. Ton petit frère était comme perdu, et le voilà retrouvé. Il était parti si loin de nous… et il est revenu. Comment ne pas être heureux ?
Louise Tu vois, le papa n'aimait pas moins son grand fils. Pas du tout ! Il l'aimait tout autant. Mais quand un enfant perdu revient, c'est normal d'avoir le cœur qui déborde de joie.
Joseph Et le grand frère, alors ? Il est entré, finalement, à la fête ?
Louise Ah… Jésus n'a pas dit la fin, pour le grand frère. Il a laissé la porte grande ouverte. Comme s'il nous demandait, à nous : « Et toi, à sa place, tu entrerais ? »
Joseph Moi, j'entrerais ! Pour serrer mon petit frère dans mes bras !
LA MORALE
Louise Voilà la belle histoire que Jésus a racontée. Et elle nous cache un grand, un immense secret du cœur.
Joseph Lequel, Louise ? Dis-nous !
Louise Le voici. Quand on a fait une bêtise, même une grosse bêtise, on peut toujours revenir. Il suffit de reconnaître qu'on a eu tort, et de dire pardon, du fond du cœur.
Joseph Et alors on nous ouvre les bras, comme le papa qui court sur le chemin !
Louise Exactement. Mais attention, écoute bien : le pardon, ce n'est pas fermer les yeux sur tout, comme si de rien n'était.
Joseph Ah bon ? Comment ça ?
Louise Regarde : le petit fils, il est REVENU. Et il a dit pardon, pour de vrai. C'est parce qu'il revient et qu'il reconnaît sa faute que son papa peut le relever et faire la fête.
Joseph Le vrai pardon, ce n'est pas laisser faire n'importe quoi. C'est rouvrir les bras à celui qui revient, et qui dit : « J'ai eu tort. »
Louise Voilà. Et l'amour du papa, lui, n'avait jamais cessé. Pas une seconde. Même quand son fils était très loin, il l'attendait chaque jour sur la colline.
Joseph Et tu sais, les amis, c'est exactement comme ça que Dieu nous aime. Il nous attend toujours. Toujours. Et quand on revient vers lui, il court à notre rencontre.
SAINTE CLOTILDE
Louise Mmh… Joseph, tu sais à qui ça me fait penser, cette patience-là ?
Joseph Non, dis-moi, à qui ?
Louise À Sainte Clotilde ! Une reine de France, il y a très, très longtemps. Elle avait épousé le roi Clovis, un grand guerrier qui ne connaissait pas encore le bon Dieu.
Joseph Et elle, elle le connaissait, le bon Dieu ?
Louise Oh oui. De tout son cœur. Et elle avait très envie que son mari le connaisse aussi. Mais tu sais ce qu'elle n'a jamais fait ?
Joseph Quoi donc ?
Louise Elle ne l'a jamais forcé. Jamais grondé. Comme le papa de l'histoire, elle a attendu, patiemment, avec beaucoup d'amour. Elle priait pour lui, tout doucement.
Joseph Elle a attendu longtemps ?
Louise Des années et des années. Et un jour, enfin, au milieu d'une grande bataille, Clovis se tourna vers le Dieu de Clotilde, et l'appela au secours. Il était revenu, lui aussi.
Joseph Comme le petit fils qui rentre à la maison ! Et Clotilde, elle a dû être folle de joie !
Louise Le cœur débordant, oui ! Sans jamais forcer, juste par sa patience et son amour, elle avait ramené tout doucement son mari. Elle l'avait attendu, comme le papa sur la colline.
Joseph Alors, les amis, si un jour quelqu'un autour de vous s'est éloigné, ou a fait une bêtise…
Louise …n'oubliez pas de garder la porte de votre cœur grande ouverte. Comme le papa. Comme Sainte Clotilde. Prêts à ouvrir les bras à celui qui revient.
Joseph Et si c'est vous qui avez fait la bêtise, eh bien vous savez le plus beau maintenant : on peut toujours revenir, dire pardon, et se faire serrer bien fort.
Louise Parce que c'est ça, l'amour de Dieu pour chacun de nous : un amour qui attend, qui pardonne, et qui court à notre rencontre.
CLÔTURE
Joseph Et voilà, c'est déjà fini pour ce soir !
Louise Alors, les amis… d'ici la prochaine histoire, vous voulez essayer un truc ?
Joseph Pensez à quelqu'un que vous boudez un peu en ce moment. Et allez lui dire pardon, ou allez lui ouvrir les bras… pour de vrai.
Louise C'est ça, avoir un cœur qui pardonne.
Louise Et très vite, on vous racontera une autre belle histoire de Jésus : celle de la Maison sur le roc.
Joseph On se retrouve très vite, pour une nouvelle histoire !
Louise Cette histoire vous a été présentée par les Éditions Saint-Louis.
Joseph Au revoir, les amis !
Louise Portez-vous bien…
Louise …et n'oubliez jamais : quand on revient, on nous ouvre toujours les bras !
Et vous, sauriez-vous courir aussi vite que ce père pour accueillir quelqu'un qui revient ?
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